Logiciel sur-mesure ou logiciel du marché : comment choisir votre application métier ?
Fanny Domergue · 13 octobre 2026

Vos équipes jonglent entre un Excel, un CRM qui fait 70 % du travail et des ressaisies dans tous les sens. On vous propose de passer à un nouveau logiciel du marché, ou de faire développer votre propre outil, mais vous ne savez pas vers quoi vous tourner.
Entre coûts d'entrée parfois prohibitifs, logiciels de marché qui peuvent vite devenir coûteux et limités, il n'y a pas de bon ou de mauvais choix. Grâce à 5 critères et quelques questions, on vous aide à y voir plus clair quant au bon outil, pour vous.
L'essentiel en 30 secondes
- Le logiciel du marché est le bon choix pour les processus standards (comptabilité, paie, emailing), les petites équipes et les besoins immédiats, qui ne nécessitent pas de logique métier.
- Le logiciel sur-mesure devient rentable quand vos équipes ressaisissent les mêmes données dans plusieurs outils, quand vos process sont spécifiques ou quand vos données sont sensibles.
- Le coût : chez Horizon Factory, un outil interne démarre à partir de 3 000 €, une application métier à partir de 7 000 €.
- Le délai : de 5 semaines à 3 mois pour une première version, selon le périmètre.
- L'entre-deux existe : garder vos logiciels standards et développer uniquement ce dont vous avez vraiment besoin pour faciliter votre quotidien.
Application métier, logiciel sur mesure, logiciel standard : quelle différence ?
Avant de comparer, il faut bien comprendre de quoi on parle. À quoi ça sert, comment ils sont conçus, quelles sont les différences, on vous explique.
Qu'est-ce qu'une application métier ?
Une application métier est un logiciel conçu pour une fonction précise de votre activité : piloter vos clients, suivre des dossiers, gérer des stocks, planifier des interventions chez les clients. On parle aussi de logiciel métier ou d'outil métier.
Elle prend souvent l'une de ces formes : un tableau de bord pour piloter l'activité, un back-office pour gérer les opérations, un portail pour vos clients ou vos partenaires.
Quelques exemples concrets de ce que peut être une application métier, par secteur :
- Finance : ce peut être un CRM pour des courtiers en placement, qui gère les clients, les dossiers KYC (Know Your Customer, ou la procédure règlementaire qui permet de vérifier l'identité du client) et la production documentaire (cf. Sève Finance). Ou un portail où chaque client consulte son patrimoine en temps réel (cf. NCP).
- Éducation : ce peut être une plateforme en ligne qui permet aux élèves, coachs et établissements de se rencontrer, avec un espace de réservation de séances et de visioconférence intégré (cf. King Pact).
- Cybersécurité : un outil qui surveille en continu le niveau de sécurité des fournisseurs d'une entreprise (cf. Deep Safe), sans avoir besoin d'une intervention manuelle.
- BTP : une application sur tablette pour saisir les comptes rendus de chantier, synchronisée avec les équipes du bureau.
- Logistique : un outil de suivi des stocks et des commandes, partagé entre le terrain et le service des achats.
Le logiciel du marché (standard, progiciel ou SaaS)
C'est un produit générique, conçu pour un grand nombre d'entreprises et vendu sous forme d'abonnement ou de licence : Salesforce, HubSpot, Pennylane ou Odoo, par exemple. L'outil existe déjà, et c'est vous qui vous adaptez à sa façon de fonctionner.
C'est de loin la solution la plus répandue : selon l'Insee, près d'une entreprise sur deux en France utilise un progiciel de gestion intégré (47 % en 2025). Aujourd'hui, la plupart prennent la forme d'un SaaS (Software As A Service) : un outil en ligne, payé par abonnement mensuel, souvent par utilisateur.
Paramétrable, mais pas modifiable. Vous pouvez activer des modules, ajouter des champs, créer quelques automatisations. Mais sa logique intrinsèque ne change pas : si un de vos processus ne rentre pas dans les cases, il faut payer des développements spécifiques, qu'il faut parfois refaire à chaque mise à jour.
Le logiciel sur-mesure (avec un développement spécifique)
C'est un outil conçu à partir de vos processus et pensé pour vos équipes. Cette fois, c'est l'outil qui s'adapte à vous, et pas l'inverse. Le plus souvent, c'est une application web, parfois complétée par une application mobile, où chaque profil (clients, commerciaux, dirigeants…) a son propre espace.
Concrètement, on étudie votre façon de travailler : vos étapes, vos règles de gestion, votre vocabulaire. Puis on s'appuie sur des composants standards (connexion sécurisée, paiement, visioconférence) pour ne développer que la logique métier qui vous est propre. D'où des délais de quelques semaines à quelques mois.
L'exemple d'Ori : le CRM de Sève Finance préremplit les fiches d'entreprises à partir du numéro SIREN. Le portail de NCP relance automatiquement un client après 7 mois sans connexion. Deux fonctionnalités qu'on trouve difficilement dans un logiciel du marché.
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Entre les deux : les solutions hybrides
Parfois les deux solutions se valent et on hésite entre du standard et du sur-mesure. Ce qu'on fait dans ces cas-là ? On pousse le paramétrage d'un logiciel du marché, on monte un premier outil en no-code, ou on développe des connecteurs pour que vos outils existants communiquent entre eux.
C'est souvent une très bonne étape intermédiaire, surtout quand vous commencez ou que vous élargissez votre zone d'activité.
Pas forcément tout ou rien. Un logiciel sur-mesure peut très bien cohabiter avec les logiciels du marché que vous gardez. Il se connecte à votre outil de comptabilité, à votre plateforme de paiement ou à votre messagerie, et prend en charge uniquement ce qu'ils ne savent pas faire.
Application métier, ERP, CRM : quelle différence ?
- Un ERP (Enterprise Resource Planning, ou PGI : Progiciel de Gestion Intégré) couvre toute l'entreprise : comptabilité, achats, ventes, stocks, RH.
- Un CRM gère la relation client. Les deux sont généralistes par nature.
- L'application métier, elle, se concentre sur un processus précis, celui qui fait votre différence.
Les deux ne s'opposent pas : beaucoup d'entreprises gardent un ERP pour le socle et ajoutent une application métier là où l'ERP ne suit plus. Et un CRM peut lui-même être une application métier quand il est conçu sur mesure, comme celui qu'on a développé pour Sève Finance.
Notre comparatif entre le standard et le sur-mesure
Aucune des deux options ne gagne sur tous les points. Le logiciel du marché est plus avantageux au démarrage, le sur-mesure gagne dans la durée et dans l'adéquation à vos processus.
Critère | Logiciel du marché | Logiciel sur mesure |
|---|---|---|
Coût de départ | Faible | Plus élevé |
Coût sur 3 ans | Grimpe avec le nombre d'utilisateurs | Stable, une fois l'outil livré |
Maintenance | Incluse dans l'abonnement | À prévoir, avec un prestataire ou en interne |
Délai de mise en place | Immédiat | De 5 semaines à 3 mois |
Adéquation à vos process | Partielle, vous vous adaptez à l'outil | Totale, l'outil s'adapte à vous |
Évolutivité | Dépend de la feuille de route de l'éditeur | C'est vous qui décidez |
Propriété | Vous louez un accès | Le code vous appartient |
Connexion à vos outils | Limitée aux intégrations prévues | Conçue pour vos outils |
Données | Hébergées chez l'éditeur | Hébergement de votre choix |
Réversibilité | Dépend des conditions de sortie | Totale, vous gardez le code et les données |
Pourquoi choisir un logiciel du marché ?
Comme on préfère rester honnête, on préfère vous dire qu'un logiciel standard est souvent la bonne option. Pour beaucoup de besoins, développer son propre outil reviendrait à "réinventer la roue", mais en plus cher.
Les avantages
- Il est opérationnel tout de suite. Vous créez un compte, vous paramétrez, vous travaillez.
- Le coût d'entrée est faible. Quelques dizaines d'euros par mois et par utilisateur, sans investissement de départ.
- Les mises à jour sont incluses. Sécurité, nouvelles fonctionnalités, hébergement : l'éditeur s'en charge.
- Vous profitez de l'expérience de toute une communauté. Tutos, documentation, support, le logiciel est déjà approuvé et testé.
Les limites
- L'abonnement augmente avec votre équipe. Chaque nouvel utilisateur, chaque module en plus fait grimper la facture, année après année.
- Vous payez pour des fonctionnalités que vous n'utilisez pas. L'outil est pensé pour tout le monde, donc pour personne en particulier.
- Les contournements se multiplient. Tout ce que l'outil ne peut pas faire finit dans un fichier Excel ou Word à côté, et les problèmes liés à la ressaisie reviennent.
- Vous dépendez de l'éditeur. Ses priorités, ses hausses de prix, ses conditions d'utilisation, et parfois sa disparition.
Le conseil d'Ori
Pour la comptabilité, la paie, l'emailing ou la signature électronique, prenez un logiciel du marché. Ces processus sont les mêmes dans toutes les entreprises, alors les recréer sur mesure n'aurait aucun intérêt, ni pour vous ni pour votre budget.
Pourquoi choisir un logiciel sur-mesure ?
Le sur-mesure devient pertinent le jour où l'outil du marché vous coûte plus, en temps et en argent, qu'il ne vous rapporte.
Les avantages
- Un outil qui est adapté à votre métier et à vos process. Il reprend votre façon de travailler, votre tunnel de vente, votre vocabulaire… Il est unique car il est pensé spécifiquement pour votre activité.
- Une adoption rapide. Vos équipes retrouvent leur logique de travail et la prise en main se fait presque sans formation.
- Aucun abonnement par utilisateur. Que vous soyez 5 ou 100, le coût de l'outil ne change pas.
- La propriété intellectuelle. Le code vous appartient, vous pouvez le faire évoluer, le reprendre en interne ou changer de prestataire.
- Des outils qui se parlent. Le logiciel est conçu pour se connecter à tous les outils que vous utilisez déjà (IA, boîte mail, ERP…).
Les limites
- Un investissement de départ. Il faut financer la conception et le développement avant de pouvoir en profiter.
- Un délai de conception. Comptez quelques semaines à quelques mois avant d'obtenir une première version.
- Nécessite un vrai cadrage. Si vos process ne sont pas clairs, ou que vous n'en avez pas, l'outil risque de ne pas être bien calibré pour vous.
- Une maintenance à prévoir. Mises à jour de sécurité, correctifs, évolutions : c'est un budget à anticiper dès le départ.
Le mot d'Ori : entre les phases de croissance, de restructuration ou de recrutement, vous avez rarement le temps de prendre du recul sur votre organisation. La création d'un logiciel sur-mesure est justement l'occasion parfaite pour revoir vos processus. Faites le point sur votre tunnel de vente, la gestion de vos documents et l'organisation de vos équipes. C'est le moment de repartir sur des bases saines, avec les bonnes pratiques et les bons outils pour les encadrer !
Comment choisir ? Les 5 questions à se poser
Ces cinq questions suffisent à trancher dans la grande majorité des cas. Répondez-y honnêtement, de préférence avec les personnes qui utiliseront l'outil au quotidien.
1. Vos processus sont-ils standards ou différenciants ?
Si vous travaillez comme toutes les entreprises de votre secteur, un logiciel du marché fera l'affaire. Si votre façon de travailler est justement ce qui vous distingue, la borner à un outil générique revient à lui faire perdre de sa valeur.
2. Combien avez-vous d'outils et de ressaisie aujourd'hui ?
Comptez les outils qu'une même information traverse, du premier contact client à la facture. Au-delà de deux ou trois, et avec des copier-coller entre eux, vous perdez du temps chaque jour, et vous multipliez les erreurs.
3. Quel est le coût total de votre outil sur 3 ans ?
Pour connaître le coût réel, il ne faut pas comparer un devis de développement à un abonnement mensuel, mais plutôt le comparer à ce que chaque option vous coûterait sur 3 ans. Côté logiciel du marché : abonnement × nombre d'utilisateurs × 36 mois, plus les modules et les intégrations. Côté sur-mesure : développement + maintenance.
On fait le calcul ensemble dans la section coût, juste en dessous.
4. Vos données sont-elles sensibles ou réglementées ?
Données financières, de santé, scolaires, ou soumises au RGPD : la question n'est pas seulement de savoir si l'outil est sécurisé. Il faut aussi savoir où vos données sont hébergées, qui y accède, et si vous pourriez les récupérer en cas d'abandon du logiciel.
5. Le logiciel est-il un outil interne ou votre futur produit ?
Un outil interne doit faire gagner du temps à vos équipes. Un produit doit se vendre : il lui faut plusieurs clients sur la même plateforme, des offres, de la facturation. Dans ce second cas, le sur-mesure n'est pas un choix, c'est la seule option.
Notre recommandation selon votre situation
Répondez aux 5 questions ci-dessus, de haut en bas : la première réponse « oui » vous donne l'option la plus adaptée.
Si vous hésitez encore après ces questions, on en parle en 30 minutes, sans engagement. En parler avec nos experts →
Combien coûte un logiciel sur-mesure ?
Un logiciel sur mesure coûte plus cher au départ, et moins cher sur la durée. Pour bien comparer, il faut regarder quatre choses : le développement, la maintenance, le coût sur 3 ans, et ce que vous coûte la situation actuelle.
Le prix du développement
Chez Horizon Factory, les projets démarrent à ces montants :
Type de projet | Prix de départ |
|---|---|
Outil interne ou back-office | À partir de 3 000 € |
MVP, livré en 3 semaines | À partir de 3 000 € |
Application métier sur mesure | À partir de 7 000 € |
V1 commercialisable (SaaS) | À partir de 8 000 € |
Le prix final dépend de quatre facteurs : le nombre d'interfaces (un espace conseiller et un espace client, ce sont deux outils), les connexions avec vos outils existants, le niveau de sécurité exigé et le volume de données à traiter.
Pour une première version, on travaille au forfait : le prix est fixé à la signature et ne bouge plus. Pour faire évoluer l'outil ensuite, on passe le plus souvent en régie, au temps réellement passé. Pour aller plus loin, découvrez notre article sur le vrai coût de développement d'une application.
Et la maintenance ?
Un logiciel sur mesure n'est pas terminé le jour de sa livraison. Il faut prévoir deux postes de dépenses :
- La maintenance courante : hébergement, mises à jour de sécurité, correction des bugs. C'est le minimum pour que l'outil reste fiable.
- Les évolutions : nouvelles fonctionnalités, ajustements demandés par vos équipes. Avec notre offre d'ingénieurs à la demande, la plupart de nos clients qui souhaitent faire évoluer leur outil investissent entre 500 et 3 000 € par mois, sans engagement, en ne payant que le travail réalisé.
Le vrai calcul sur 3 ans
Prenons une PME de 12 utilisateurs. D'un côté, un logiciel du marché à 80 € par mois et par utilisateur. De l'autre, une application métier sur-mesure à 15 000 €, avec 250 € par mois de maintenance courante.
Logiciel du marché (12 utilisateurs) | Logiciel sur mesure | |
|---|---|---|
Année 1 | 11 520 € | 18 000 € (15 000 € de développement + 3 000 € de maintenance) |
Année 2 | 11 520 € | 3 000 € |
Année 3 | 11 520 € | 3 000 € |
Total sur 3 ans | 34 560 € | 24 000 € |
Dans cet exemple, le sur-mesure est plus avantageux dès la deuxième année. Et l'écart se creuse : le logiciel du marché ne compte ni les modules en plus, ni les intégrations, ni les hausses de prix, ni les nouveaux utilisateurs.
En revanche, avec seulement 4 utilisateurs, le même abonnement coûte 11 520 € sur 3 ans. Dans ce cas, faire du sur-mesure ne peut pas se justifier par le prix seul, il faut d'autres raisons : des processus uniques, des données sensibles, ou du temps perdu.
Les autres coûts invisibles
C'est le coût qu'on oublie, parce qu'il n'est pas réellement chiffrable ou facturable. Chez notre client Sève Finance, le nouveau CRM fait gagner 4 heures par semaine et par conseiller sur de la production de documents, des tâches à faible valeur ajoutée donc.
Sur une année, cela représente près de 190 heures par conseiller, soit plus de 5 semaines de travail à temps plein. Multipliez par la taille de votre équipe et par votre coût horaire : c'est ce que vous coûte, chaque année, la situation actuelle.
Le conseil d'Ori : le crédit d'impôt innovation
Si vous êtes une PME, une partie de votre projet peut être financée par le crédit d'impôt innovation (CII). Depuis 2025, il rembourse 20 % de certaines dépenses (comme la création de logiciels par exemple), dans la limite de 400 000 € par an. Attention : seuls les projets qui conduisent à un produit vraiment nouveau sur son marché sont concernés, ce qui n'est pas le cas de tous les outils internes. N'hésitez pas à en parler avec votre expert-comptable avant de lancer le projet.
Quels sont les risques du sur-mesure et comment les éviter ?
La plupart des projets sur-mesure qui échouent ne butent pas sur le code, mais sur la méthode. Et plus le projet est gros, plus le risque grimpe : le Standish Group observe depuis des années que les petits projets IT réussissent bien plus souvent que les grands programmes. Voici les cinq pièges que l'on voit le plus souvent, et ce qu'on met en place pour les éviter.
Vouloir tout faire dès la V1
Multiplier les fonctionnalités fait exploser le budget et double les délais, pour au final se retrouver avec un outil trop complexe pour qu'on l'utilise vraiment. Notre règle : une V1 centrée sur quelques fonctionnalités clés. Le reste sera développé dans une V2, à partir de la liste claire et priorisée de ce qui n'a pas été réalisé dans la V1.
Choisir la technologie avant de définir le besoin
Certains prestataires imposent leur technologie préférée, quel que soit le projet. Résultat : une architecture souvent surdimensionnée et coûteuse pour un besoin simple. Chez Horizon Factory, on fait l'inverse : on choisit la techno selon votre budget, vos délais, vos objectifs de croissance et les compétences de votre équipe.
Coder sans avoir validé la logique métier
Avant de commencer à développer quoi que ce soit, on passe par une phase de cadrage, pour valider la logique du projet et les bases de l'outil. Pourquoi ? Parce que changer un parcours utilisateur ou une règle de gestion en cours de développement, ça coûte cher et ça prend du temps. On ne démarre le développement qu'une fois le périmètre et les maquettes validés. Moins d'allers-retours, moins de mauvaises surprises.
Négliger la maintenance
Un outil développé sans rigueur et livré à la va-vite accumule vite les bugs, et devient vite difficile à faire évoluer. On vous livre un code documenté, testé et pensé pour évoluer, et on vous aide à définir un budget de maintenance dès le départ.
Dépendre de son prestataire
C'est le risque dont on parle le moins et pourtant, il peut vite vous coûter du stress et de l'argent. Un code que seule l'équipe qui l'a écrit sait reprendre, c'est une dépendance déguisée. Trois garanties permettent de l'éviter :
- La cession du code : le code source et la propriété intellectuelle vous appartiennent, et c'est écrit noir sur blanc dans le contrat.
- Une technologie standard : des langages répandus, pour que d'autres développeurs puissent reprendre le projet sans avoir besoin de se former.
- Une documentation complète : pour que votre future équipe en interne, ou un autre prestataire, puisse prendre le relais.
Ils ont choisi le sur-mesure : 4 cas concrets
4 entreprises, 4 raisons différentes de ne pas passer par un logiciel standard. Pour chacune, on vous dit pourquoi le sur-mesure s'est imposé comme le meilleur choix.
Sève Finance : un CRM sur-mesure qui remplace 4 outils
La situation de départ. Sève Finance, courtier en placement financier, gérait ses clients, ses dossiers KYC et ses opportunités entre Excel, Word, Google Forms et Gmail. Résultat : des heures de saisie manuelle, des doublons, et aucune vue d'ensemble du portefeuille.
Pourquoi pas un logiciel du marché ? Les CRM standards ne géraient ni le KYC ni la production documentaire propres au courtage. L'autre enjeu était la facilité d'utilisation : leurs conseillers étaient déjà très sollicités et devaient gagner du temps en l'utilisant, pas en perdre en se formant sur un nouvel outil.
Ce qu'on a fait ? Un CRM conçu à partir de leurs process réels : pré-remplissage automatique des fiches entreprise grâce au numéro SIREN, génération de documents en un clic, et des tableaux de bord en temps réel sur le chiffre d'affaires.
Le résultat.
- 4 heures gagnées par semaine et par conseiller sur la production documentaire
- 70 % de saisie manuelle en moins à l'arrivée d'un nouveau client
- 1 seul outil au lieu de 4 et beaucoup moins d'erreurs de saisie
NCP : un portail patrimonial livré en 5 semaines
La situation de départ. Chez NCP (Notre Conseiller Patrimonial), les conseillers suivaient les encours de leurs clients à la main, sur des fichiers complexes. Les clients, eux, n'avaient aucun espace pour consulter leur patrimoine de manière autonome.
Pourquoi pas un logiciel du marché ? Il fallait centraliser des données financières sensibles (immobilier, bourse, assurance-vie), gérer des accès partagés par foyer, et séparer strictement l'espace des clients de celui des conseillers.
Ce qu'on a fait ? Un portail web à double entrée. Côté client : connexion sans mot de passe par lien sécurisé, tableau de bord du patrimoine, exports PDF. Côté conseiller : suivi des encours, saisie rapide des valorisations, relances automatiques après 7 mois d'inactivité.
Le résultat. Le socle technique et le module conseiller ont été livrés en 5 semaines. Le code source et la propriété intellectuelle ont été entièrement cédés au client et les données sont ultra sécurisées.
King Pact : du MVP no-code à la plateforme indépendante
La situation de départ. Soraya Keredine a créé King Pact, une plateforme de coaching scolaire qui réunit élèves, coachs et établissements.
Pourquoi pas un logiciel du marché, ou pas tout de suite ? C'est le parcours hybride par excellence. On a d'abord lancé un MVP en no-code (Airtable, n8n, Google Calendar), pour commercialiser l'offre en quelques semaines et valider le concept. Une fois l'idée validée, les limites sont apparues : il fallait 4 interfaces, des créneaux bloqués sans double réservation possible, de la visioconférence sécurisée et des données scolaires conformes au RGPD.
Ce qu'on a fait ? Une plateforme sur mesure en Next.js : agenda centralisé, moteur de réservation fiable, et module de visioconférence auto-hébergé avec enregistrement des séances.
Le résultat. Un écosystème complet livré en 3 mois, qui gère 4 profils d'utilisateurs. King Pact est 100 % souverain et propriétaire de sa plateforme, sans abonnement Zoom ni Google Meet.
« J'ai totalement confiance en vous. J'ai travaillé avec d'autres auparavant, je sais que vous êtes toujours disponibles pour moi. » Soraya Keredine, fondatrice de King Pact
Deep Safe : un SaaS B2B prêt à commercialiser
La situation de départ. Deep Safe voulait lancer un SaaS de gestion du risque cyber des fournisseurs. Son constat : la plupart des entreprises surveillent encore la sécurité de leurs fournisseurs sur des tableurs, avec un audit annuel qui est obsolète en quelques semaines.
Pourquoi pas un logiciel du marché ? Parce que le logiciel, c'était le produit. Il devait être vendu à plusieurs clients, décliné en offres, facturé automatiquement. Et ses clients achètent justement de la cybersécurité : aucun compromis possible sur la qualité technique du produit.
Ce qu'on a fait ? Un SaaS multi-clients complet : collecte quotidienne des données de sécurité via SecurityScorecard, matrice de risque, questionnaires fournisseurs, authentification renforcée, et facturation Stripe qui débloque les fonctionnalités selon l'offre souscrite.
Le résultat. Un SaaS prêt à vendre dès sa mise en production, avec environ 119 fonctionnalités réparties sur 4 offres.
Vous vous retrouvez dans l'une de ces situations ? On en discute. Discuter de mon projet →
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre un progiciel et un logiciel sur-mesure ?
Un progiciel est un logiciel standard, vendu à de nombreuses entreprises, que vous paramétrez sans le modifier en profondeur. Un logiciel sur-mesure est développé pour vous seul, à partir de vos processus, et vous en êtes propriétaire.
Combien de temps faut-il pour développer un logiciel sur-mesure ?
Comptez de 5 semaines à 3 mois pour une première version, selon le périmètre. Le portail de NCP a été livré en 5 semaines, la plateforme complète de King Pact en 3 mois.
Peut-on commencer par un logiciel du marché, puis passer au sur-mesure ?
Oui, et c'est souvent la meilleure option. Vous effectuez les bases de votre gestion avec un outil existant, ou un outil no-code, puis vous passez au sur-mesure quand il devient trop limité ou trop coûteux.
À qui appartient le code d'un logiciel sur-mesure ?
À vous, à condition que le contrat le prévoie. Chez Horizon Factory, le code source et la propriété intellectuelle sont cédés au client dès la livraison. Vous pouvez ensuite le faire évoluer avec nous, en interne ou avec un autre prestataire.
Un logiciel sur-mesure peut-il se connecter à mes outils existants ?
Oui, il est même fait pour se connecter à ce que vous utilisez déjà. On audite d'abord vos outils et leurs possibilités de connexion, puis on construit les ponts nécessaires : avec votre CRM, votre outil de comptabilité, votre plateforme de paiement ou une base de données externe.
Combien coûte la maintenance d'un logiciel sur mesure ?
Cela dépend de ce que vous attendez. La maintenance courante (hébergement, sécurité, correctifs) représente un petit budget mensuel. Si vous voulez faire évoluer l'outil en continu, la plupart de nos clients investissent entre 500 et 3 000 € par mois, sans engagement, avec notre offre d'ingénieurs à la demande.
Avec l'IA, le sur-mesure coûte-t-il moins cher ?
L'IA accélère une partie du développement, ce qui rend le sur-mesure plus accessible. Mais une application générée par IA sans ingénieurs derrière atteint vite ses limites en sécurité et en fiabilité. On en parle en détail dans notre article sur les applications créées en no-code ou avec l'IA.
Peut-on récupérer ses données en quittant un logiciel du marché ?
Le plus souvent oui, mais souvent dans un format pas très facile à réutiliser. Vérifiez les conditions d'export avant de signer. Si vous passez au sur-mesure avec nous, la reprise de vos données fait partie de nos missions lors de la mise en production.
Sur-mesure ou logiciel du marché : on vous aide à trancher
Le bon choix est celui qui sert à votre activité aujourd'hui, et qui pourra soutenir votre croissance demain. Parfois, c'est un logiciel du marché. Parfois, c'est un outil conçu rien que pour vous.
En 30 minutes, on analyse vos outils actuels et vos process, et on vous fait une recommandation honnête. Même si la réponse est : gardez votre logiciel actuel. En discuter avec des experts →